3 oct. 2011

Ma douce addiction



En Alsace, on m'avait vendu du froid et de la neige. J'attends. J'attends, parce qu'à chaque fois qu'il fait beau, j'ai ce réflexe de me tourner vers l'océan, et de me rendre compte que non, il n'est pas là, non, je ne suis pas au bon endroit, non, qui que j'appelle, on ne pourra pas finir la nuit les pieds dans le sable.
Le gros point faible de Strasbourg, ce n'est pas le manque de soleil ou de chaleur, c'est le manque de plage. Dès qu'il fait beau, je n'ai qu'une envie : enfiler un maillot, sauter en voiture et aller prendre une grande bouffée d'air iodé, cet air à l'odeur si particulière que je voudrais bien pouvoir respirer aussi en Alsace. Cet été, je n'y ai eu droit que deux fois, deux toutes petites fois, mais j'en ai profité, et on dirait que ma peau a compris l'urgence, car elle a doré aussitôt et s'accroche à sa jolie couleur. Mon appareil photo a bombardé aussi, pour compenser le manque d'eau et de vagues, pour figer les premières images du kiki-saumon, parce que cet été est un peu spécial, quand même.
Pourtant, malgré ces escapades qui m'ont fait plus que du bien, malgré les rencontres, malgré les rebondissements, cet été m'a paru bien long sans ma douce addiction... Vous croyez que ça existe, les vaporisateurs parfum océan, pour m'aider à attendre l'hiver ?




 







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