jeudi 11 juin 2009

Je n'ai pas abandonné ce blog, loin de là. Je n'ai pas non plus égaré ma quelconque inspiration. Mais il semble une fois de plus que mes mots ne délaissent à mesure que le temps fuit, fuit je ne sais où d'ailleurs. Les jours passent trop vite, je travaille beaucoup, ça me laisse assez peu de temps pour profiter de tout le reste, mais encore un peu trop pour me poser des tas de questions et douter, toujours toujours. Au moins, je serai toujours aussi prévisible quant à la confiance dont je manque terriblement.

"I'm feeling nervous
Trying to be so perfect

'Cause you're worth it

You're worth it
"

Retour en arrière, quatre ans dans ta face, c'est pas facile la vie. D'une certaine façon, j'ai toujours seize ans. A quelques détails près, évidemment.
Je n'écris plus, je ne dessine plus, je ne fais plus de photos ni de chant, je danse encore moins, bien sûr. Et ça me manque toujours autant que j'ai déjà pu l'écrire ces derniers mois. Mais l'avenir, le grand, le terrible, se dresse une fois de plus sur mon passage. Si je vous dis que je me sens de nouveau comme à la veille des résultats du bac, il y a trois ans, je suppose que vous ne me croirez pas. Tellement de choses ont changé : ma ville, eux, mon coeur, mon mode de vie, moi. Pourtant j'éprouve cette même sensation, celle de me jeter dans le vide sans avoir la certitude qu'il ait un point d'atterrissage en bas, loin, hors de vue.
Arrivée en terminale, je ne savais pas quoi faire. J'aurais certainement pu tenter des grandes écoles, passer des concours, m'incrire en prépa. J'aurais eu le soutien de tous mes professeurs, l'accord de mes parents réjouis et un avenir assuré. Je n'ai rien voulu de tout ça. J'en ai eu assez de toutes ces histoires de petite fille bien sage et bien appliquée à l'école, j'ai voulu voir autre chose, j'ai choisi la fac et LEA. Une belle erreur selon certains qui se sont vu prophètes de ma déchéance quand le McDo est entré dans ma vie.
Trois ans après, je m'apprête à recommencer ce que certains considèrent une fois de plus comme une grosse erreur. J'ai envoyé mon dossier pour poursuivre en LEA, cette fois-ci en master, en croisant les doigts pour empocher ma licence dans 11 jours. Le malaise ? Je n'ai toujours rien reçu, ni oui ni non, alors que les entretiens, si entretien requis, ont dû avoir lieu en juin. Et ce doute qui grandit, le malaise qui s'accroît.

Ce mois-ci, quelques incidents sont venus perturber mon quotidien, les doutes et l'angoisse ont refait leur apparition en parallèle. Je pensais avoir tout résolu, il reste ce petit point noir à l'horizon. J'ai tellement peur que ce soit non. LEA, ce n'était pas la grosse erreur que tout le monde pensait, c'était juste l'idéal pour moi : des langues, des trucs à côté et du temps pour voir autre chose. Le master m'offre les mêmes possibilités en plus d'une formation en gestion des ressources humaines. Et c'est exactement ce que je recherche.
Alors même si j'ai un plan B, je croise les doigts pour recevoir quelque chose dans les prochains jours...



Pour ce blog aussi, j'ai une sorte de plan B. Depuis quelques temps, j'hésite un peu quant à la tournure à lui faire prendre. Je ne suis pas sûr de vouloir garder ce côté blog perso. Je ressens moins l'envie de me livrer au quotidien. Ces deux derniers mois, j'ai fait quelques posts mode, quelques posts dessins, disséminés à droite à gauche. J'ai bien envie de leur fixer un jour chacun dans la semaine. Pour m'obliger à poster, à décider et à prendre tous mes achats en photos. Ce sera donc probablement le mercredi pour le jour du dessin et le samedi pour la tenue du jour =)
J'ai quelques petites choses que je pourrai déjà programmer, reste à savoir si je vais tenir =)

Musique : The Offspring - You're gonna go far kid
Manu - Tes cicatrices

mercredi 20 mai 2009

Vous savez les gens, on vous a menti, c'est pas encore l'été même si dans les rues à l'ombre avec courant d'air du tram il faisait 28°C, NON c'est pas encore le moment d'aller à la plage comme ça, sur un coup de tête et de rentrer à quatorze dans une voiture et de décider, comme ça, tiens j'ai un peu la dalle, de passer au drive chez McDal, comme de par hasard et comme de par hasard, tiens celui à côté de la rocade, ce sera vite fait, en plus c'est sur la route.
Vous vous rendez pas compte là, on est déjà 50 et des poussières dans le restaurant, je sais plus combien mais ça fait plus que depuis douze ans qu'il existe, et vous vous rendez pas compte mais tous les postes sont blindés, ou presque, et on en chie au taquet quand même, on transpire, on colle, on pue, mais bon, on est une équipe, on fait tourner la chaleur et les bonnes odeurs corporelles [Simone achète un déo, steuplé, steuplé, steuplé, j'te l'offre si tu veux]. En même temps, je sais pas vous, mais moi je trouve ça galère, les commandes au drive qui ne descendent pas en-dessous des 30€ en non-stop jusqu'à 22h. La crise, vous connaissez pas ? Je sais pas moi, vous pourriez faire un effort, 20€ la commande pour 6, on vous a pas dit que les frappés coûtaient un bras et une jambe pour trois gouttes de milk-shake qu'on a renommé pour faire un p'tit coup marketing ? On vous a pas prévenu qu'on est en rupture de 4 trous et que le directeur ne veut pas se bouger le cul pour aller en chercher dans un autre restau du franchisé, genre ça prend un quart d'heure aller-retour mais c'est trop long, pis ça doit être kiffant de nous vous courir comme des lapins et de nous entendre dire : "Bon, j'te fais un pack pour la commande à 50,65€... Quoique attends, non deux plutôt. Et une poche."
Nan, quand même, la soirée aura été mythique : j'ai fait un pack pour une grande frite ! Si si ! Même qu'à la fin, on avait tellement envie de décéder et de boire vingt litres d'eau qu'on rigolait : "Eh, regarde, je te prends un pack pour le p'tit poivre hi hi hi." Ouais, on s'amuse comme on peut, mais des fois, on est tellement au fond qu'il faut pas grand-chose.
Vous imaginez même pas à quel point c'est jouissif d'enlever ses chaussettes odeur d'huile de cuve pour glisser ses fesses dans la petite jupette qu'on a enfilée avant de sauter dans la voiture. Et puis là, c'est un moment divin, la radio s'allume et pis paf, c'est du Green Day en live. Green Day putain sa mère !!! Le truc qui va te faire tenir 160 jours, à cause duquel tu vas te dire que oui, pendant 160 jours tu vas galérer, taffer à des horaires abominables, mais après tu l'auras ce concert, tu pourras chanter à tue-tête en remuant la tête et les fesses comme une débile et personne ne te trouvera chelou parce que de toute façon, ton voisin il fera peut-être pire et ton autre voisin, ce sera ton meilleur ami et après t'avoir vu en maillot de bain qui fait petite culotte et bonnet de bain rose quand vous aviez cinq ans, y a pas pire. Et vous imaginez même pas comment t'as de remonter les ondes pour aller faire un gros bisou collant au commentateur quand il te dit qu'il te diffuse TOUT le concert en entier et que juste après, y a Billie Joe Armstrong qui dit un truc que tu comprends pas mais c'est pas grave parce que c'est trop cool et pis c'est l'intro de Holiday de toute façon.
Un rayon de soleil de fou. Il m'en faut pas beaucoup plus pour me mettre à danser comme une tarée dans ma voiture.

Bon, si un jour vous venez à Bordeaux et que vous voyez une blonde mal coiffée en train de sautiller dans sa voiture, cherchez pas, c'est moi.
Sur ce, je m'en vais me saouler à Green Day, tralalère d'abord moi j'ai le nouvel album ET je vais les voir en vrai dans 160 jours, oui j'ai compté pour de vrai.


mardi 19 mai 2009


Boîte à sourires

Cali samedi soir. Et re-Cali vendredi dans 15 jours. Mon piercing à la langue. Le bout de bleu par la fenêtre. Les robes sans collants et les décolletés sans veste. Sortir dans la rue avec mes spartiates. Mon vernis rouge sur les orteils. Les jours off. Donc mon vernis rouge sur les mains. Les bisous de l'homme sans barbe. Même qu'il est canon quand même. Les aprem avec juste des garçons à parler de trucs pas féminins et de rock. Pis Green Day à Toulouse. Aller chercher les places. Retourner à la fac. Pour n'avoir cours que 3 jours par semaine. Et avoir le droit de ne pas faire de stage. 30 pages à pondre sur deux ans de McDal, easy. Comme aller à la plage. Bronzer avec un bout de truc sur le tatouage, au cas où. Shopping dans ma tête ou sur papier pour préserver un peu l'humeur de mon banquier, au cas où toujours. Mais accumuler les chaussures. On sait jamais, hein. Ca peut être utile pour quand je remonterai dans les Vosges, s'il fait beau, au cas où quoi. Gribouiller. Pas au cas où, c'est important pour sourire. C'est comme le Nutella et les Haribos. Ma blouse blanche trois fois trop grande en 36. Ma robe à carreaux. Des colliers qui font bling bling et des bracelets qui font cling cling. Petite Potale que j'ai pas vue depuis des lustres. Le A qui n'est plus sur ma tuture depuis très exactement cinq jours. Ca passe vite quand même. Ma coupe de gosse, pour oublier le 2 avant le 0, parce que j'ai 5 ans, d'abord. Une bouteille d'eau vidée. Un grand frappé mocha au McCafé. Avec beaucoup de chantilly. Un ventre plat. Enfin presque. Des jambes blanc foncé, oui blanc foncé ça existe, en opposition à blanc-cachet d'aspirine.
Dites, ça sent pas l'été tout ça ?

Le bonheur est une vieille qui boîte sur du verglas. Alors je le répète pour qu'on ne l'oublie pas :
je t'aime, je t'aime, je t'aime, je n'aime que toi.